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 Iuwenn, frère du Wu-Song

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Iuwenn
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MessageSujet: Iuwenn, frère du Wu-Song   Sam 21 Mai - 6:53

Introduction

Un Homin contemple le ciel, il est agenouillé, ses lèvres se meuvent au rythme des vagues, il chantonne une prière.. Près de lui repose une lourde épée Fyros, sa lame est encore vierge du sang des Homins. Il fouille sa besace et en sors une vieille pipe sculptée dans de l'oath. La maniant avec un profond respect, il fait jaillir de ses doigts une petite flamme, l'Homin inspire profondément.. il communie avec les éléments.
En pleine méditation transcendantale, il laisse parler ses sentiments .. Je vis pour l'harmonie.. le chant des oiseaux, la douceur de l'écorce qui caresse mes pieds.. la paix de l'âme. Tu es celui qui sais, indiques moi la voie à suivre, pour que ma solitude ne soit pas vaine, fais de moi un autre Homin, que ta parole se transmette, que ta sagesse me fasse entrevoir la lumière. Je suis.. loin de mes proches, les circonstances font que je ne les reverrai probablement plus.. Je n'ai plus que mes croyances, ma philosophie, ma manière de concevoir le monde à travers ton regard. Tu es celui qui comprend, mon amour et ma vie sont désormais tiens. Je.. ... Il s'endormit.
Il se réveilla peu de temps après.. Ses yeux fixant le lointain, il se leva, saisit sa lame et partit en direction des terres Zorai.
.. Je me nomme .. iuwenn, je suis à la recherche du Ki, l'énergie vitale, la clé qui ferme les portes de nos chimères.

La lune sourit
a celui qui sait la trouver
donne lui ton plus beau sourire




Cela faisait un an que j'avais quitté mes terres natales, un long voyage jonché d'embuches, de fausses joies, de blessures physiques et morales.

Devant moi se dressait un immense vortex, la porte de mes espoirs, de mes attentes. Je ne pus empêcher une larme de couler.. enfin !
Je rangeais mes amplificateurs, derrière ce voile bleu, le repos... Je quittai rapidement les primes racines, ce lieu qui avait épuiser mon corps, laissant place à l'euphorie et à la joie.
Zora la grande fût ma première destination, j'y restais plusieurs jours, essayant de m'adapter tant bien que mal aux coutumes locales. Mais quel endroit mes amis ! Les Homins avaient su dompter la jungle, la respecter et vivre en harmonie avec elle.
Les yeux emplis d'images grandioses, je partais en direction de Min Cho, mon baluchon et ma boussole comme seule compagnie.
Le voyage fut des plus agréables, le matin je me nourrissais de baies sauvages et de fleurs de psykoplas, la journée durant je marchai. Parfois je m'accordai un court instant de repos, récitant une prière à la gloire de Ma Duk.

Un soir, je fit la rencontre d'un Homin peu ordinaire : Ardjuna, fils spirituel du Wu-Song et pèlerin corps et âme.
Il faisait froid, l'hiver était rude, le Zorai portait une tenue de mendiant trempée par la pluie et verdie par la flore environnante.
Le feu du campement réchauffa nos coeurs et délia nos langues, je sortis ma pipe à shooki et une bouteille de liqueur, s'ensuivit une longue discussion.

- Zorai, parles moi de Wu-Song !

Une moue d'excitation parut filtrer à travers le masque.

- C'était un grand Homin mon frère ! Il a voué son existence au service des autres, recherchant sa propre illumination.. Wu-Song était un Hoministe. Voici ses commandements : « Admirez Atys dans sa parure verdoyante et regardez comment les rivières ont ourlé de fils d’argent les pans de sa robe. »

« Le chant des oiseaux est le même dans la forêt et dans la jungle, dans le désert et sur les lacs, il appartient à tout être qui possède des oreilles pour l’entendre. Ce sont les battements du cœur des homins qui rythment les rivières de sève d’Atys »

« Faites de votre sourire le reflet de la beauté et de la lumière d’Atys et vous aurez contribué grandement à l'oeuvre de la paix. »

« Si chaque pas posé sur Atys est une prière, qu’elle soit adressée à Ma-Duk ou à Jena, alors vous progresserez toujours dans le respect du sacré. Alors votre pas sera sacré. »

«Le ciel dure, Atys persiste. Qu'est-ce donc qui les pousse à cela ? Ils ne vivent point pour eux-mêmes. »

- Ces paroles sont emplies d'une grande sagesse. Je crois.. il me semble que sa vision du monde correspond à la mienne.. sur certains points du moins.
- mm comment ça ?
- La religion.. pour moi, le respect passe par l'ignorance de l'autre, c'est un équilibre. Le violer est une entorse à la paix.
- C'est un peu fragile non .. ?
- mm, possible oui.. Mais je ne demande qu'à élargir mon esprit.. et je suis encore jeune.
- J'en suis heureux.. La vraie paix est intérieure ! Les Homins agissent le plus souvent pour se départager et faire valoir leurs différences. Respectes toi et tu vivras heureux.
Il éclata de rire
- mm, tu as sans doute raison. Si cela était possible, j'aimerai marcher près de vous à l'avenir, et apprendre à connaître Wu-Song.
Il prit la pipe et inspira profondément, un sourire se dessina derrière l'épaisse fumée blanche, puis vint la poignée de main.
- Bienvenue parmi nous frère iuwenn ! Puisses la parole du grand pèlerin guider ton bras.


Chapitre un

Les brises de l'automne caressait la nudité de mes pieds. Le temps était propisce à la rêverie, allongé dans l'herbe soyeuse du promontoire aux kipees, je ressassais les évènements de ces dix dernieres années.
La découverte des commandements de Wu-Song, puis les longues excursions dans la jungle à se forger le caractère, notre rejet du cercle de l'alliance Kami, et l'entrainement.. la magie, les armes blanches.. A quoi bon ? Je me sentais comme un yubo au sein d'un troupeau de messabs.. Le temps s'écoulait très vite et du haut de mes 28 ans, je me sentais las et inutile. Quelques noms traversèrent mon esprit, Rodius, Nithayah, Soumeat, Kyrie, Almarick, Xeon, mes frères et soeurs de sève, morts ou disparu pour la plupart. Seul restait Rodius, plus que jamais fidèle aux dragons noirs, malgré sa religion et ses principes. Je songeais avec stupeur que je ne connaissais plus qu'une poignée d'Homins natifs d'Aeden Aqueous, un étranger parmi les siens.
Sur un coup de tête, je saisis mon écusson du Wu-Song et le déchira.
Ici, je ne sers à rien, les paroles du grand pèlerin sont un rêve inaccessible.
Je passais une dernière fois au hall du Wu-Song afin d'y prendre de quoi voyager quelques jours : provisions, vêtements propres, une dizaine de feuilles de papier, un pôt d'encre de stinga bleue et une plume.
Sur la table du salon, quelques lignes :

A l'aube d'un nouveau jour,
le yubo s'éveille,
la tête dans le plat.. ..
( Exclamation )


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Iuwenn
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MessageSujet: Re: Iuwenn, frère du Wu-Song   Mer 25 Mai - 14:41

Le lendemain, je quittais le pays malade afin de retourner auprès des lacs qui m'avaient vu naître. J'empruntais le même chemin que j'avais utilisé bien des années auparavant. Après plusieurs semaines de marche intensive, le voile bleu me faisait de nouveau façe, la porte de sortie de mes désillusions.
A genoux, les mains liées en signe de respect, j'embrassais une dernière fois la terre des enfants de Ma Duk. Vint ensuite le pas décisif, mon corps s'éleva à travers plusieurs dimensions, le décor changea progressivement jusqu'à sombrer dans l'obscurité du reflet : les primes racines.
Les jours défilèrent au rythme des gouttes de seve frappant le parterre d'une flore arride. Un matin, alors que j'affutais ma lame, un hurlement strident rompit le calme platonique qu'abritait les lieux environnants. Un Homin ! me disais-je.. Je me levai brusquement, les sens en éveil, l'arme au poing, guettant au loin un danger hypothétique. A pas de yubo, je m'approchai progressivement d'un fossé qui me semblait suspect. Des râles d'agonie parvinrent jusqu'à mes oreilles; en baissant la tête, j'aperçu le corps lacéré d'un jeune Tryker.

- Kyrie !
- Kin... Kincher...
Il perdit connaisance.

Le kitin sentit ma présence et fût rapidement sur nous, sont dard relevé, en position de chasse.
Je prononçai quelques mots, la magie bouillona dans ma seve jusqu'à sortir de mon être; les diverses incantations défensives que m'avaient apris plusieurs sages Zorai me permirent de frapper sans craindre pour ma vie. Le combat fût éprouvant, s'achevant par la mort douloureuse du prédateur, un liquide violet perlant de ses blessures.
N'ayant plus assez de forçes pour pouvoir moi-même guerir mon ami, je lui fis boire une liqueur aux propriétés curratives. Il reprit lentement connaissance. Anxieux, pansant les profondes entailles sur son torse, je priais Ma Duk qu'il s'en sorte indemne.

En plein délire, il prononçait des bribes de phrases icompréhensibles.

- Je..na .. Ki..tin.. lac.. lo.. Aeden Aq..

dernière.. gorgée..
goût.. amer.. de la terre.. ..
.. dans la seve


La fatigue l'emporta progressivement sur la peur de perdre un être cher.. épuisé, je m'endormis au milieu de la nuit.
A l'aube, je me réveillai en sursaut. Jetant un oeil près de ma couche, je réalisai avec stupeur qu'il n'était plus là.

- ... Etrange.. Je ne reconnais pas là mon ami.. C'est comme s'il cherchait à fuir quelque chose.. enfin, nous verrons bien. En route !

Je repris la route, songeant au chemin qu'il me restait à parcourir. Dans quelques jours, je serai en Aeden Aqueous, courage !
Au milieu de l'après midi, une forte fièvre m'obliga à faire halte, mes sens s'évanouissaient, ma vue se troublait, j'étais comme sourd et aveugle. Je me tenais debout tant bien que mal à l'aide de mon fourreau, la sueur ruisselait de mon front. Hurlant de douleur, je m'effondrai de tout mon poids. Personne.. c'est fini, je vais crever inutilement. balbutiai-je à demi-inconscient.

- A l'aide ! Seul l'écho répondit à mes plaintes, puis le trou noir.


Chapitre deux

- Que.. .. ou suis-je ?
- Calmez vous Monsieur, reposez vous.. voila..
- .. oui.
- Vous souvenez vous de quelque chose ?
- .. souvenir.. non
- Comment vous apellez-vous ?
- Je..
- Monsieur, vous êtes sûr que ça va ?
- Je.. ne sais pas qui je suis..
- Vous avez eu de la chance vous savez !
- Que.. Comment ?
- Une caravane marchande vous a croisé en chemin, ils venaient faire du commerce par chez nous.
Ahèm.. ils ont ont pris le soin de payer le service rendu en prélevant dans la bourse de Monsieur..
- Quel est cet endroit ?
- Nous sommes à Sveged, dans la contrée des chuttes de la rosée.
- Qui êtes vous ?
- Je suis le médecin du village, je soigne toutes sortes de choses.. quand on a les moyens de payer bien sûr.. Il faut bien vivre..
- .. Je suis .. malade ?
- Dur de le dire en fait.. Vous présentez des symptomes liés à la Goo. Il semblerait que votre corps ai été intoxiqué. Je ne peux que vous administrer un traitement anti-douleur, en esperant que votre système immunitaire réagisse de lui même.
- Merci pour tout..
- Voici vos affaires.
L'homin montra du doigt un sac de voyage conséquent.
Peut être trouverez vous quelque chose d'intéressant..
Je vous laisse, vous avez besoin de repos.

Dans mes affaires, deux choses retinrent mon attention : un livre et une lettre. J'ouvrai cette dernière, un nom était apposé sur son enveloppe : Kyrie.

- Qu.. qui est-ce ?

Iuw, mon vieil ami.. excuses moi..
C'est mon nom .. ?

Je ne pouvais rester plus longtemps bien que mon coeur m'ai crié le contraire. Tout comme tu le sais, je suis parti.. il y a quelques années deja, sans me justifier. Dans quel but, pour quelles raisons ? Au nom de la science et des connaissances.

Voici les lignes manquantes.. Mon histoire :

Jour 5, troisième mois :

La faune est des plus hostiles, je peine à atteindre le Havre de Pureté, la terre est stérile en cette saison.

Jour 13, quatrième mois :

Je suis enfin arrivé à destination, la Goo est a portée de main, j'espère connaitre ses secrets en l'étudiant sur le terrain.

Jour 2, cinquième mois :

C'est.. étonnant.. Elle confère une forçe hors du commun après exposition, aux dépends de la raison..

Jour 7, septième mois :

Je peine à respirer, mon poul s'affole, la tête me tourne.

Jour 4, huitième mois :

Mon Mektoub de bat est mort ce matin. Je repars pour Aeden Aqueous.

Jour 22, huitième mois :

Je suis aux alentours de la fosse aux épreuves, la fièvre me cloue au sol depuis deux jours.

Jour 24, neuvième mois :

Je peux de nouveau marcher, la route est encore longue. Quelques chutes de tension m'obligent à faire halte.

---------------------------------------------

La suite, tu la connais.. Il est probable que je sois en phase d'incubation. Le risque est trops grand pour que je me mêle aux Homins car j'ignore tout du problème. J'espère de tout coeur qu'il n'est pas trops tard pour toi.

Que Jena te garde..

A bientôt.


J'étais soulagé.. Le choc nerveux avait été provoqué par mon système immunitaire afin de faire façe au corps intru. Néanmoins, un doute subsistait, qu'advenait-il de Kyrie ? Peut être était-il trops tard pour lui. Des images du passé me firent fondre en larmes. Je repris mes esprits quelques minutes plus tard.

Nerveux, je saisis le livre.. Sur la couverture, un titre : Mémoires, l'enfance.

- Mon histoire.. dans cet ouvrage...? Qui suis-je ?

Un frisson m'envahis l'orsque je parcourus les premiers mots.

Les souvenirs nous hantent et ne s'effacent jammais, malgré le vent et la pluie balayant inlassablement toute trace de nos pas.

Je me nomme Iuwenn Slathina, fils de Kuthia et Susheri. Je suis né à Sveged, dans la contrée des Chutes de la Rosées. Dès ma plus jeune enfance, j'ai été initié à l'art de la guerre, destiné à devenir un soldat des Kami. Mon père fût mon maitre d'armes, un illustre guerrier, serviteur de Ma-Duk et du grand tout qu'est Atys. L'entrainement était rude, il ne me faisait jamais de concessions, forgeant mon caractère et ma technique. Son plus grand enseignement fût de me faire prendre conscience de ce qu'était l'essence même d'un combat : ne faire qu'un avec l'univers, par la connaissance, la maitrise de soi, des autres et de l'univers; la voie de l'harmonisation du monde qui fait de l'Hominité une seule maison. Etre un tout..Chaque jour de la vie contient joie et angoisse, douleur et plaisir, obscurité et lumière, croissance et décroissance. Chaque instant est gravé selon le grand Dessein de la Nature. Cet état d'esprit m'a permis de me dépasser physiquement, la magie devint une partie de mon être, soumise par ma volonté dans un but précis. Un jour, mon père me fit une reflexion qui allait bouleverser ma notion de l'engagement :

"Si ton coeur est assez vaste pour envelopper tes adversaires, tu pourras voir en eux et éviter leurs attaques. Une fois cela fait, tu seras capable de les guider sur le chemin que vous indiquera le Ciel et la Terre.
Si cependant le mal vient, tu dois être assez fort pour le balayer au loin et protéger ce qui te parait juste."

A cette époque, ces paroles me faisaient peur, il parlait de choses graves ou bénines avec tant de légèreté.. De l'honneur, la guerre, le chaos, l'amour, la tendresse, le respect, j'en ignorais le sens profond..

Pour mes quinzes ans, il me composa un poème :

La guerre aura beau durer
Même un siècle,
le printemps reviendra.
Vis avec une chanson dans ton coeur,
toi, le sujet du seigneur.

Il mourut un mois plus tard de maladie et laissa en moi un souvenir intarissable.


Dernière édition par le Mar 13 Sep - 18:22, édité 3 fois
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Iuwenn
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MessageSujet: Re: Iuwenn, frère du Wu-Song   Dim 25 Sep - 14:18

Je fermais les yeux, le visage du vieux maitre parut se dessiner issu de mon subconscient. C'était comme s'il m'observait, un regard perçant, doux et bienfaisant. Je le revoyais manier cet étrange sabre courbé, fendant l'air de ses convictions. Lors de ses entrainements martiaux, il traçait toujours sur le sol un cercle dans lequel il se mettait. Cela représentait son âme, une ligne ronde et infinie.

Nithayah fit irruption dans ma chambre.

- Comment vas-tu Iuwenn ? Je me faisais beaucoup de mauvais sang..
- Je vais mieux.. Je pensais à mon père.


S'ensuivit une longue discussion.

- Iuw, il avait un visage d'une grande douceur, n'est-ce pas ?
- Comment le sais-tu ?
- Cela se lit dans tes yeux quand tu en parle. Il est probablement près de nous en ce moment même.. Tu ne sens pas sa présence ?


Je me levai brusquement, dansant dans la pièce comme un fou désaxé.

Nithayah était déconcertée.

- Peux-tu m'expliquer ?
- C'est ma façon à moi.. d'exprimer.. ma joie.
- ...


Elle rit de bon coeur. Tu es décidément completement fou mon pauvre..

Le vacarme alerta le médececin.

- Mademoiselle, ne me l'agitez pas.. <deja qu'il est bizzare..> il a besoin de repos.
- Le monsieur a raison Iuwenn, recouvres tes forces, tu es épuisé.. Je te laisse, à bientôt.


La porte se referma dans un vacarme étourdissant, me laissant plus bête que je ne l'étais deja.

- Gnagnagna.. Vais surtout crever de fatigue à forçe de trop dormir ouais.. Vais manger des rillettes tiens.. ouais.

Je mis une robe froissée, pris soin de payer mon rétablissement et partis pour le bar d'Avendale.

Une fois sur place, un groupement d'Homins retint mon attention, ils parlaient ouvertement de la politique des lacs. Je me rapprochai d'eux comme si de rien n'était afin d'y tendre une oreille attentive. Leur blason était fièrement arboré sur leurs vêtements, je pouvais lire : Soufle de Loria.
Le lendemain, je décidai de contacter l'un de ces .. pirates, un petit bout d'Homin dont l'attitude ne me laissait pas indifférent, l'officier Arkueid. Je me posais une multitude de questions sur les fondements de cette guilde. Qui étaient-ils ? Quel était leur parcours ? Avaient-ils un poid politique au sein des Lacs ? Mon interlocuteur me confia l'histoire de cette jeune Trykette : Loria.
Code:
http://le-souffle-de-loria.forumactif.com/viewtopic.forum?t=326

Son courage et sa détermination m'inspirèrent grandement et il n'en fallu pas plus au Kamiste de coeur que j'étais pour rejoindre leurs rangs.

Le lendemain à l'aube de mon adhésion, je décidai de me bander les yeux avec un tissu de velour noir et de dessiner sur le sable des Lacs les formes qui s'évaporaient de mon esprit. Il en ressortit un Yber qui devint mon symbole, celui du bonheur et de la liberté.

La fraicheur du printemps
Disperse les fleurs de mon rêve.
Eveillé, mon coeur en tremble encore.
Les nuages en travers des cîmes,

Sont emportés par le vent.
A l'aurore,
Crient les ybers sauvages
Qui fuient par-dessus les montagnes.


-------------------------------------------------------


Lettre post mortem :

Mes frères,

si ce document vous parvient, cela voudra dire que j'ai enfin atteint la plénitude de l'âme, l'âge Kami après une vie dédiée à la servitude de ce grand tout qu'est Atys.

Par ou commencer ?

L'homin qui voit, ne perçoit rien.. L'aveugle, quand à lui, voit le monde tel qu'il est, dans son ensemble. Durant toute mon existence j'ai cru voir.. en vain, persuadé de toucher une parcelle de vérité. Et pourtant, je savais que cette voie de haine et de souffrance que je suivais me mènerait à n'entrevoir que la nuit, sans ses étoiles. Et pourtant.. quelle était cette voix qui me murmurait de continuer la lutte ? Peut-être celle de mon ego..
Vous, les Fils du Wu-Song, prenez conscience de votre dessein sur l'écorce.. Je suis persuadé que les Kami vont on fait don de ce masque afin que vous détourniez le regard des certitudes. Priez lorsque le doute s'installe dans votre esprit, priez lorsque votre seve bout en vous, priez lorsque vos frères ouvrent les yeux..

Il y a peu, j'ai rencontré un Homin qui semblait avoir perdu l'usage du language. Néanmoins, par le silence, je comprenais autrement.. Il me parlait en dessinant des formes sur le sable, usant des reliefs pour faire transparaitre la simplicité de son univers. Peut être se moquait-il de mon ignorance.. qui sait ? Sa prestance me rappellait celle de mon père.. Je ne saurai dire quel âge il avait.. entre 30 et 50 ans probablement. Son regard me disait vaguement quelque chose.. Le soir, il tracait ce même cercle rond et infini.. Un jour, je lui ai demandé son nom. Il me répondit en gravant sur le sol : Kwendo. En ancien Tryker, il me semble que cela signifie Homin bavard. Probablement un sobriquet dut au fait qu'il ne parlait pas..




Kwen-Do

Une nuit, alors que je faisais la discussion seul comme à l'accoutumée, j'ai remarqué que ses yeux brillaient lorsqu'il entendit le mot Wu-Song. Une aura magique incomparablement supérieure à la mienne transparut brievement, me faisant prendre conscience que cet Homin n'était pas qu'un simple d'esprit.

Sur ce.. que votre sève soit forte. Faites vivre ce poème, le fruit de mes fantasmes. Homin, rêves! Rêves! Ca ne coûte rien.


L'homin qui suit la voie de l'harmonie,
oublie les craintes qui torturent son esprit,
du regard d'un aveugle, il perçoit le monde,
et s'endort lorsque l'orage gronde.

Il vit pour sa foi, ses racines, ses amis,
une image apparait, un sourire de Kami.
Libre comme l'air son esprit vagabonde,
jouit de la vie car elle ne dure qu'une seconde.

L'Homin en paix respecte la terre,
la grande mère nourricière,
maison de tous sans aucune distinction,
l'âme et la seve des civilisations.

Il chuchotte si les autres crient,
et impose le respect d'un coeur insoumi
Sachant ou il va, ne regarde jamais en arrière
car il ne fait qu'un avec l'univers.

Iuwenn, frère du Wu-Song..
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